lundi 17 novembre 2008

Les animaux du bord Pacifique

Au bord de la plage, nous avons rencontre de nouveaux animaux (voir legendes album 3).
Le goeland dominicain, la sterne Inca, l'huitrier d'Amerique et le pelican brun.
Les pelicans bruns sont decrits comme des especes vivant sur des ilots isoles le long de la cote ou sur des etangs peu frequentes mais il doit y en avoir des plus malins que d'autres qui aiment bien la vie facile. Ils se regroupent au bord de la plage, pres des pecheurs, et attendent patiemment les restes de poissons.
De la meme maniere, il est facile de voir des lions de mer (otaries a criniere) qui attendent patiemment que quelques morceaux echappent aux pelicans.
Sur les memes rochers, nous avons pu voir deux especes de pingouins.
Le pingouin de Humboldt vient du nord, sur la côte chilienne. On le reconnait car il n'a qu'un collier noir sous le cou et, comme il ne se lave pas avec Mir laine, il a des couleurs un peu delavees. Le noir est un peu gris et le blanc est un peu jaunie. Par contre le pingouin de Magellan, qui vient du sud, a deux colliers sous le cou et la plume soyeuse.
Les deux especes se sont donnees rendez vous a Pinihuil pour se raconter les aventures de l'hiver. Il faut dire que le coin est tres sympa.
Toujours au meme endroit, il y avait trois especes de cormorans. Le cormoran de Gaimard, tres elegant avec ses pates rouges, le cormoran de magellan et le cormoran vigua, plus commun.
Les cormorans peuvent plonger a plus de 20 metres de profondeur. Ils ne possedent pas de glandes qui rendent leurs ailes impermeables et l'eau peut ainsi s'infiltrer dans le plumage et le rendre plus lourd. L'inconveniant c'est qu'ils doivent se secher apres, c'est pouquoi on les voit souvent poses avec les ailes deployees.
Le brassemer cendre est un canard qui a des ailes atrophiees, il ne peut donc plus voler.
Nous avons aussi rencontre une loutre marine qui degustait tranquillement son crabe entre ses patites pattes, tout en faisant la planche.

La douceur chilote

¡Hola!
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Vous allez dire qu'on en fait trop mais decidement, ce voyage est un enchantement! On a une chance folle avec la meteo et les bons plans se succedent. Ca m'inquiete un peu pour la suite d'ailleurs. A-t-on epuise notre quota?
Toujours est-il que nous avons debute notre sejour sur l'ile de Chiloe par un vrai petit coin de paradis, ou nous etions quasiement seuls avec quelques chilotes adorables.
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13/11/2008 : nous quittons la region des lacs (Araucanie) pour Puerto Montt, la grande ville du coin, sans grand interet visuel, ou nous essayons d'organiser le caneva de nos trajets en Patagonie chilienne. D'amblee, nous comprenons que cela va devenir plus difficile. Tout d'abord les ferrys sont tres chers et la plupart ne fonctionne qu'a partir de janvier. Par ailleurs, mais nous etions prevenus, la route australe est interdite a toute circulation autour de Chaiten qui a ete totalement evacuee puis devaste par une eruption volcanique cette annee. Enfin, nous n'obtenons que des infos contradictoires sur les lignes de bus dont certaines ne fonctionnent qu'une fois par semaine... Finalement, nous sommes obliges de passer par l'Argentine pour revenir ensuite au Chili au sud de Chaiten, apres un voyage de 26h, cette fois sans fauteuil lit. Notre depart est reserve pour le 19/11. La suite reste encore un peu aleatoire mais on compte sur notre bonne etoile.
Nous prenons ensuite un bus pour Ancud, premiere ville au nord de l'ile de Chiloe, d'ou nous attrapons au vol un car de ramassage scolaire, dans l'idee d'aller dormir a Pinihuil, un petit hameau de pecheurs d'ou nous pouvons aller voir des pingouins sur des ilots cotiers. Le bus nous pose a 2km du hameau et nous donne l'occasion de tester les roulettes de notre enorme valise sur les chemins pierreux qui ne font que monter et decendre... Nous ne savons pas bien ou nous allons atterrir, ni meme s'il y a reellement des logements dans ce petit bout du monde, et c'etait le dernier bus. Notre situation nous fait sourire (les enfants aussi...). Et puis tout s'enchaine tres vite : des pecheurs nous prennent en stop et nous deposent devant des "cabanas" ou nous accueille une dame tres gentille. Nous tombons tout de suite sous le charme de ces petits bungalows dominant deux plages sauvages et des ilots rocheux magnifiques. Nous nous retrouvons avec un appartement grand confort et une vue inouie pour seulement 35 euros (on est au Chili tout de meme). C'est decide, nous y resterons 2 nuits. Nous descendons ensuite par un chemin bucolique jusqu'a la plage quasi deserte ou nous observons des pecheurs en train de nettoyer leurs filets (en fracassant les crabes accroches a coup de batons, soit dit en passant...).
A Pinihuil, il n'a que quelques baraques et un resto mais aucun commerce. Ce sera donc le resto pour ce soir, ou nous degustons les poissons du coin. La remontee a la cabana au soleil couchant nous laisse reveur. Nous terminons comme souvent par une histoire inventee que je raconte aux enfants, faute de livre, avec pour seule trame la couleur, l'objet, le personnage et le lieu qu'ils me donnent a tour de role.
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14/11/2008 : il fait beau et le lever de soleil depuis la salle a manger nous met en appetit. Ca tombe bien, notre hote nous apporte lepetit dej et des pains maison. Nous faisons ensuite un peu d'ecole avant de redesendre a la plage pour retrouver des pecheurs qui vont nous emmener observer les fameux pingouins (seul endroit au Chili ou l'on peut observer a la fois ceux de Magellan et ceux de Humbolt). Nous avons la chance de voir aussi une loutre de mer et bien d'autres oiseaux que Marion vous decrira mieux que moi.
Pour le dejeuner, nous avons pu nous organiser et nos hotes nous preparent un poisson et une salade livres a la cabana. Le luxe... L'apres midi, nous partons a l'aventure avec les enfants, jusqu'a trouver une sente qui nous mene a une plage secrete et meme une grotte, tandis que Marion explore une autre plage en courant. La lumiere est magnifique, sans un nuage.
Pour couronner cette belle journee, le proprietaire des lieux, tout aussi adorable que sa femme, nous invite a aller chercher oursins et coquillages a maree basse avec lui. Nous en degustons avec un peu de citron sur les rochers, en guise d'aperitif (tres peu pour les enfants).
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15/11/2008 : nous partons presque a regret de ce lieu. Le retour s'annonce pourtant beaucoup plus simple, puisque le proprietaire nous ramene jusqu'a Ancud en voiture.
Nous repartons directement sur Castro, la ville principale de Chiloe, reputee pour ses Palafitos (cabanes de bois peints sur pilotis). Le temps est toujours magnifique, ce qui est assez rare a Chiloe, et nous decouvrons la ville avec nonchalance.
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16/11/2008 : apres un footing-photo du cote des Palafitos au soleil levant, nous nous retrouvons pour le petit dejeuner puis traversons l'ile en direction de la cote sauvage et du Parc National, ou nous attend une plage immense, deserte... et imbaignable biensur!
Ce soir, c'est cuisine a la maison et permission de tele jusqu'a 10h pour les enfants (ils l'ont dans leur chambre...).
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Le journal des parents risque de s'espacer davantage dans les prochaines semaines, avec l'entree dans les coins les plus recules d'Amerique du sud, a savoir la Patagonie chilienne jusqu'a Villa O'Higgins, au terminus de la route australe. Nous allons tenter de rejoindre la Patagonie argentine et le massif du Fitz Roy comme prevu, c'est a dire en bateaux et a cheval, avec tous nos bagages. On verra bien.
On vous embrasse.

jeudi 13 novembre 2008

Ambiances lacustres en Araucanie

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¡Buenas!
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Quel changement radical de climat et d'ambiance en une nuit de bus, apres plus d'un mois entre deserts et landes arides! L'eau est ici omnipresente, tout comme la neige et la foret, et nous avons l'impression d'arriver dans l'ouest canadien.
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07/11/2008 : Nous decouvrons Pucon sous un ciel gris et menacant mais la journee est de toutes facons consacree aux reperages pour les trois jours suivants. Tout a change ici : on trouve de petites maisons en bois sombre, des indiens mapuche, de grands lacs aux eaux bleu sombre, des neves des 1300 m d'altitude, des vaches, des moutons, des pelouses bien vertes et de vastes forets tres riches en especes d'arbres (des sortes de hetres associes a des sortes de chenes verts, des buis, des boulots, des fougeres... et plus haut en altitude, de grands arbres degarnis avec de petits airs de baobabs et les fameux araucarias). Pas de doute, on s'approche de la Patagonie.
Nous trouvons tout de suite un tres bon logement a un prix tres raisonnable, un appartement avec salon et cuisine, ou nous passons une bonne partie de la journee, ponctuee de quelques virees pour faire les courses, se renseigner dans les agences de tourisme et se ballader au bord du lac de Villarica sous un vent violent.
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08/11/2008 : depuis hier soir, c'est le deluge... Il fait 10 degres, le vent souffle en rafales et toute tentative de sortie se termine par un retour en courant a l'appartement, en sautant les ruisseaux qui courent les rues, trempes jusqu'aux os. Heureusement, on a la TV et on en profite pour faire un peu d'ecole. Le soir, une accalmie nous permet d'aller faire de nouveau un tour aux jeux et au lac.
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09/11/2008 : ce matin, le ciel est encore couvert mais on devine enfin le volcan Villarica (2847 m) au soleil, par dessus la mer de nuage. Nous decidons alors de louer une voiture pour visiter les coins non desservis en bus, comme la cascade du Lion et le magnifique lac Caburgua ou nous faisons un tour en pedalos. Cette journee devient vite radieuse et nous decouvrons avec bonheur ces massifs sauvages qui nous font penser a la Colombie britannique. Le coucher de soleil sur le volcan Villarica depuis Pucon est splendide. Nous comprenons enfin ce qui fait le charme de cette station extremement touristique l'ete.
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10/11/2008 : nous prenons le bus a 8h30 pour aller randonner dans le Parc National de Huerquehue, a 1h de Pucon. Le temps est magnifique et les enfants vont nous epater en marchant 6h, avec 700 m de denivelee montee, et une redescente tous les quatre en courant, a tenter de se doubler dans les lacets du sentier. Nous sommes eblouis par ses paysages de foret primitive aux allures prehistoriques, avec les silouhettes d'araucarias dominant un reseau de lacs a 1300 m d'altitude. Nous revenons claques mais heureux.
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11/11/2008 : transfert en bus a Puerto Varas, 300 km plus au sud, au bord d'un immense lac ou se reflete le volcan Osorno (2660 m).
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12/11/2008 : encore une magnifique journee dans le Parc National Vicente Perez Rosales, avec kayak sur un lac sauvage et visite des cascades de Petrohue.

vendredi 7 novembre 2008

La cite des arts

Nous venons d'entamer la moitie sud de notre voyage, et par la meme occasion la deuxieme moitie de nos 3 mois de vacances. Le temps passe finalement assez vite, chaque jour apportant ses nouvelles decouvertes et rencontres. Nous voici donc arrives ce matin a Pucon, 800 km au sud de Santiago, dans un univers beaucoup plus humide et forestier, apres 4 jours delicieux a Valparaiso.
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05/11/2008 : nous souhaitions passer la journee a Quintay, un village niche au bord de l'ocean, avec sa plage encore preservee du beton, quelques dizaines de km au sud de Valparaiso. Mais en ce moment, nous ne parvenons a decoller de notre tres confortable logement qu'en fin de matinee, et nous apprenons que le bus part a 8h ! Ce sera donc peut-etre pour demain, si nous parvenons a nous motiver... Nous quittons alors la gare routiere pour monter a pieds dans les cerros les plus eloignees du centre (collines de Valparaiso ayant un petit air de favelas) et serrons les fesses (ou plutot sac et appareil photo) dans certaines ruelles desertes. Meme les gens du coin, tres causants au demeurant, nous conseillent de faire attention a nos affaires. Un francais logeant avec nous (salut Maximilien) fera malheureusement les frais de cette delinquence l'apres-midi meme, en etant frappe et depossede de son appareil photo par 3 jeunes a 2 pas de l'hotel. Cela ne nous empeche pas d'apprecier ces quartiers a la fois delabres et photogeniques, fourmillant de scenes insolites.
Partis pour acheter un picnic, nous nous laissons seduire par les soupes de fruits de mer et poissons du marche central. Un vrai regal et une ambiance tres populaire dans ce resto apparemment repute, qui a recu recemment la visite de la Presidente de la Republique, comme en temoigne une photo a cote de notre table. On se croirait en train de manger la bouillabaisse dans le Vieux Nice...
L'apres-midi et la soiree sont tres calmes, passees en grande partie dans le salon de notre hotel, a faire travailler les enfants, trainer sur l'ordi et bavarder avec les autres francais. On a la maison pour nous. On croise par hasard Rodrigo que nous avions appele la veille pour diner ensemble, sur les conseils de Bruno et Cedriane qui le connaissent bien (un ami d'enfance de Bruno). Il nous fait visiter son labo photo a 50 m de l'hotel (il realise des reportages de tres grande qualite pour la France et le Chili) et nous prevoyons de nous revoir avec sa famille le lendemain, avant de prendre notre bus de nuit pour Pucon.
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06/11/2008 : nous n'avons pas cherche a prendre le bus de 8h... Heureusement, nous partons finalement pour la plage de Laguna Verde (encore une), a priori tout aussi souvage mais plus pres et bien plus souvent desservie en bus. Nous avons la chance d'etre accueillis dans la cour d'une maison particuliere, a l'arriere d'une epicerie, pour manger notre picnic a l'abri d'un vent froid qui n'invite pas a la baignade. Les enfants peuvent meme jouer un moment avec la petite fille de la famille qui rentre de l'ecole.
De retour sur Valparaiso, Rodrigo vient nous chercher avec nos bagages a l'hotel et nous allons gouter chez lui, en compagnie de sa femme Anna Maria et de sa fille de 2,5 ans, Anastasia. Nous passons un tres bon moment et Rodrigo nous met l'eau a la bouche en nous parlant avec amphase de la Patagonie (un paradis pour photographes!). Nous joignons quelques photos d'eux, specialement pour Bruno et Cedriane que nous remercions beaucoup pour cette belle rencontre.
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A bientot pour le recit de nos aventures a Pucon, entre lacs, volcans enneiges, cascades et sources thermales...

mardi 4 novembre 2008

De l'Aconcagua a Valparaiso

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Bonjour a tous
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01/11/2008 : dans la foulee de notre dernier message, nous nous sommes retrouves en famille devant la glace de notre salle de bain, pour improviser a la hate des maquillages qui font peur (c'est reussi non, la photo fait peur ?) Nous avons ensuite rejoint la famille de Leandro (Leo pour les intimes) et Maryline et son copain (la prof de francais pour ceux qui n'ont pas suivi), pour une soiree festive mais aussi d'adieux, sachant que nous partions le lendemain matin. Encore un grand merci a toute la famille Farina, y compris les grands parents, pour leur accueil, leur disponibilite et leur gentillesse.
Changement de programme le lendemain, avec un depart en bus a 10h pour Puente del Inca, un hameau de montagne situe au pied de l'Aconcagua, a 2700 m, sur la route de Santiago. Petite inquietude avant de partir, nous n'avons plus assez de liquide pour rejoindre Santiago et le DAB du terminal de bus est en panne. Heureusement, nous retrouvons des pesos chiliens qui vont nous sauver la mise a la frontiere. Nous traversons la Precordilliere encore aride avant de nous enfoncer dans la haute chaine, avec l'apparition de neves, de pelouses et de hautes parois rocheuses. Apres toutes ces semaines desertiques et ces derniers jours a tourner en ville, j'eprouve un profond bien-etre a rejoindre ces ambiances alpines (desole, c'est plus fort que moi !) Nous traversons Penitente, une petite station de ski, avec ses batiments un peu tristes, ses quelques teleskis et telesieges et meme ses murs paravalanches. 6 km plus loin, le bus nous depose a Puente del Inca, sous un ciel radieux mais tres vente. Apres une heure de conciliabules pour l'achat des billets de bus du lendemain et le choix de l'hotel, avec paiements mixtes en pesos chiliens et argentins, nous nous lancons tambours battants dans une randonnee de 3h avec les enfants pour aller voir la face sud de l'Aconcagua, a l'entree du parc national du meme nom. Il est deja 16h et le vent de face nous empecherait presque d'avancer. Apres moultes charades et negociations, nous arrivons a la maison des gardes et au point de vue, pour constater que l'Aconcagua est perdu dans les nuages... Les autres sommets enneiges de 4000 a 5000 m se refletant dans de petits lacs valaient quand meme le deplacement. Et puis j'ai le plaisir de rencontrer trois scientifiques de l'Institut Argentin de Nivologie et de Glaciologie, avec qui nous discutons d'avalanches, de logiciels de simulation, de cartographie des risques, sans oublier d'echanger nos mails pour d'eventuels contacts professionnels a venir. La chance nous sourit encore lorsque nous tombons sur une famille d'argentins tres sympa qui nous redescend en 4x4 jusqu'a notre hotel, en nous posant plein de questions sur l'image que nous nous faisons des argentins. Rassures sur leur sort, les enfants s'endorment tous les deux dans la voiture...
La soiree est des plus calmes, comparee aux sorties mendoziennes, d'autant que nous sommes les seuls clients de l'hotel, perdus au milieu d'une immense salle de restaurant.
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02/11/2008 : comme convenu la veille, je me leve a 6h30 pour gravir quatre a quatre le raide versant qui domine le hameau, jusqu'a pouvoir contempler la face sud de l'Aconcagua dans les meilleures conditions. Motive comme je l'etais, je n'allais pas en rester a la version censuree de la veille... La version matinale depasse mes esperances, avec un temps splendide et un panorama a couper le souffle, a 3600 m. Le coeur leger, je redescends en courant ces pentes terreuses pour arriver juste a l'heure pour le petit dejeuner.
Nous avons ensuite tout le temps d'aller visiter l'etonnant pont de tufs souffres qui enjambe la riviere bouillonnante a deux pas de l'hotel, d'enchainer de folles parties de babyfoot avec les enfants puis de discuter avec un guide de haute montagne adorable qui tient le bar du coin, avant de prendre notre minibus pour Santiago, a 12h.
Le chauffeur nous met tout de suite la pression pour monter au plus vite et arriver a la frontiere chilienne avant les bus suivants, car chaque bus supplementaire represente 1/2 h d'attente a la douane. Passe cette epreuve finalement pas si terrible, notre chauffeur s'avere tres souriant, voire charmeur avec Marion qui a le privilege d'etre assise a l'avant. J'ai quand a moi la chance d'etre assis au fond du bus, entre les enfants et une charmante argentine de 26 ans, journaliste, avec qui je bavarde jusqu'a Santiago.
Nous retrouvons avec plaisir le quartier Brazil a Santiago, ou nous avions sejourne en septembre, et avons droit cette fois a une magnifique chambre avec lit double et mesanine pour les enfants, pour un prix de dortoir...
Et pour couronner cette magnifique journee, nous sommes a nouveau invites a diner chez Francois et Paola, mais cette fois dans leur appartement en ville. Nous faisons la connaissance de la maman de Paola de son conjoint, et passons de bons moments tres detendus, en parlant de leur ile de Paques que nous n'irons pas visiter (une faute de gout comme dit Francois...)
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03/11/2008 : aujourd'hui nous avons rendez-vous avec l'ocean ! Marion etait en train de se deshydrater serieusement et notre arrivee a Valparaiso en milieu de journee nous rejouit tous. Nous trouvons une charmante maison traditionnelle reconvertie en hotel sur le Cerro Conception, en plein coeur du Valparaiso typique, avec ses facades de bois ou toles muticolores et ses ruelles pentues et biscornues, dominant un vieux port de commerce. C'est deja chouette dans la brume matinale et devient carrement superbe avec la lumiere vive de fin d'apres-midi. Nous nous sommes laisses convaincre de monter sur un petit bateau pour touristes, pour faire le tour du port et voir des lions de mer. Nous avons finalement vu beaucoup plus d'animaux marins depuis la plage, face a la halle des pecheurs, attires par les restes de poissons.
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04/11/2008 : enfin une journee a la plage, douce et joyeuse du matin au soir. Nous repassons voir les pecheurs vers 11h, en pensant voir leurs poissons, mais nous sommes encore hors delais, puisqu'ils partent pecher a 3h et rentrent a 8h ! Par contre les pelicans, goelands, sternes inca et lions de mer sont bien au rendez-vous et forment un vrai balet sous, sur et au-dessus de notre ponton.
Les vraies plages se trouvant dans la ville voisine de Vina del Mar, nous suivons le littoral a pieds jusque la, ce qui nous prend quand meme pres de 2h. Nous nous installons sur une belle plage quasi deserte pour picniquer et tenter de nous baigner. Malheureusement, le froid courant de Humbolt nous repousse comme a Arica, et nous regagnons notre serviette les jambes rougies, en penant a nous rechauffer, meme en plein soleil, a cause d'une brise assez fraiche.
Vina del Mar est totalement differente de Valparaiso : c'est LE spot du tourisme balneaire chilien, avec ses immeubles en front de mer, ses palaces et hotels de luxe (Sheraton...), ses avenues bordees de palmiers et ses vieux chateaux Belle Epoque. On retrouve un petit quelque chose de Cannes et Theoule sur Mer.
L'apres-midi se termine a la table d'un cafe, en bord de mer et a cote d'une aire de jeux, pour faire plaisir aux enfants avant de les remettre au travail pendant une heure (en France les cours vont bientot recommencer).
Nous revenons diner dans le coin des pecheurs, pour deguster des poissons grilles (histoire de changer des viandes andines) et admirons le coucher de soleil d'une petite terrasse idealement placee.
Nous rentrons a l'hotel par un bus roulant a tombeau ouvert (comme la plupart des bus ici) et, valdingue de tous les cotes, je manque d'eborgner le chauffeur avec le tapis gonflant roule dans mon sac a dos. Cela fait bien rire Noa et Mathis qui sont fin excites (pourtant ce ne sont pas eux qui ont bu le blanc) et nous avons du mal a faire redescendre la pression avant de les coucher.
Je termine ce message en savourant l'avance importante d'Obama dans les depouillements de votes.
Nous pensons rester sur Valparaiso jusqu'au 7, pour ensuite descendre vers Pucon.
A bientot.

samedi 1 novembre 2008

Vins, barbecues et accueil argentin

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Bonjour a tous
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Nous terminons notre sejour a Mendoza, marque par l'accueil tres chaleureux de la famille Farina, apres une liaison en bus raccourcie depuis Cafayate.
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Du 26 au 28/10/2008 :
Le 26 nous nous rendons a Belen comme prevu, en deux etapes, avec pour finir un vieux bus tres typique, qui nous rappelle un peu les ambiances boliviennes. Belen est une toute petite ville au pied de la precordilliere, ou nous trouvons un hotel calme et tres economique, sur les conseils du directeur du service touristique municipal qui faisait le voyage a cote de nous... Le soir, nous cherchons pendant longtemps un resto ouvert le dimanche, pour nous rabattre finalement sur un petit snack, aux premieres loges pour assister au retour triomphale d'une equipe scolaire de volleyeurs recompenses d'une medaille d'argent au niveau national. De quoi mettre un peu d'ambiance sur la place centrale.
Le 27 nous visitons un peu Belen, sa vierge haute de 25 m dominant la ville, ses ateliers de tissage de ponchos et ses snacks, jusqu'au depart du bus pour La Rioja, cette fois encore avec une correspondance. La repetition des trajets est un peu lassante et lorsque, arrives a La Rioja dans l'apres-midi, nous nous apercevons que les hotels sont tous assez chers et eloignes, nous nous decidons a reprendre un bus de nuit longue distance, histoire d'economiser un hebergement et de profiter de nos futures journees. Dans l'immense gare routiere qui ressemble a un aeroport, nous apprenons qu'il n'y a pas de bus pour San Augustin et la Valle de la Luna (un parc naturel que nous voulions visiter) avant le 29. Un peu demotives par les paysages de desert, nous decidons de partir directement sur Mendoza, et gagner ainsi 2 jours sur le programme. Le bus, qui devait partir a 23h30, aura finalement plus d'une heure de retard, ce qui nous laisse largement le temps de retourner diner dans le centre et de nous endormir sur les quais deserts du terminal...
Le 28, nous prenons le petit dej au teminal de bus de Mendoza (on s'y sent chez nous maintenant) et appelons Leandro, le joueur de rugby argentin que nous avions rencontre a Chambery, et qui nous avait tres gentiment propose de nous recevoir chez lui a Mendoza. Il vient nous chercher avec sa fourgonnette qui lui sert maintenant a livrer du mobilier pour les mariages et les anniversaires, et nous conduit a l'hotel d'un de ses copains d'enfance, qui nous fait un super prix. Nous allons ensuite dejeuner ensemble dans le centre tres anime et moderne de Mendoza. C'est une ville couverte d'arbres et irriguee par la fonte des neiges andines, a l'aide de milliers de canaux, qui contraste avec les landes arides environnantes. Le niveau de vie de la plupart des gens dans le centre a l'air assez eleve, les magasins de luxe courent les rues, et les tres bons restaurants affichant une panoplie de bouteilles de vins impressionante sont pleins d'argentins midi et soir (vegetariens s'abstenir). Le metissage est discret et la plupart des habitants sont plutot blancs de peau. Le soir, nous faisons la connaissance de Carolina, la femme de Leandro, et de Augustina, Juan et Mili, leurs enfants de 10, 8 et 6 ans. Une fine equipe s'organise tout de suite, d'autant plus vite que les enfants de Leandro ont appris le francais pendant deux ans en France, lorsque Leandro jouait a Paris puis a Chambery.
Le 29, nous avons la chance de pouvoir emmener Noa et Mathis en cours de francais dans l'ecole privee bilingue des enfants Farina, ou Carolina enseigne. Nous restons un peu avec les eleves et leur maitresse francaise, Mariline, histoire de les faire parler francais et de leur montrer des photos de Chambery sur internet. Noa et Mathis ressortent ravis. Le soir nous avons droit a notre premier barbecue, une institution en argentine, et surtout un vrai regal. Nous sympathisons avec un couple de suisses qui se sont fait voler leur sac quelques heures auparavant en pleine ville, un flingue braque sur eux. Ca rassure...
Le 30, nous partons visiter les caves du vignoble de Mendoza, qui represente 70% des vins argentins, mais non sans mal, tant les lignes de bus sont nombreuses et compliquees, sans aucun plan. Nous en profitons pour circuler en velo au milieu des vignes et des oliviers. La visite est tres cadree et la degustation, payante, manque un peu de folklore. Il faut par contre reconnaitre qu'on trouve de tres bonnes bouteilles. Le soir, nous ressortons en ville avec les Farina, mais pas avant 23h, comme il se doit en Argentine. Nous rentrons a l'hotel a 2h30 et retrouvons les enfants sagement endormis, le portable a cote d'eux, avec notre numero en memoire au cas ou.
Le 31, nous cherchons des deguisements pour la fete d'Halloween mais quasiment rien dans l'immense Carrefour du centre ville. Nous mettons 1h30 en bus pour retourner chez les Farina ou un deuxieme excellent barbecue nous attend. Nous sommes vraiment recus comme la famille alors qu'ils ne nous connaissaient pas. C'est impressionnant. Nous sortons de table a 18h30 et retournerons feter Halloween avec toute la troupe vers 22h. Je crois que cette fois nous sommes bien dans le rythme...
Demain nous irons rendre visite a l'immense face sud de l'Aconcagua, le plus haut sommet du monde hors Asie, puis poursuivrons jusqu'a Santiago dimanche.