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Bonjour a tous
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01/11/2008 : dans la foulee de notre dernier message, nous nous sommes retrouves en famille devant la glace de notre salle de bain, pour improviser a la hate des maquillages qui font peur (c'est reussi non, la photo fait peur ?) Nous avons ensuite rejoint la famille de Leandro (Leo pour les intimes) et Maryline et son copain (la prof de francais pour ceux qui n'ont pas suivi), pour une soiree festive mais aussi d'adieux, sachant que nous partions le lendemain matin. Encore un grand merci a toute la famille Farina, y compris les grands parents, pour leur accueil, leur disponibilite et leur gentillesse.
Changement de programme le lendemain, avec un depart en bus a 10h pour Puente del Inca, un hameau de montagne situe au pied de l'Aconcagua, a 2700 m, sur la route de Santiago. Petite inquietude avant de partir, nous n'avons plus assez de liquide pour rejoindre Santiago et le DAB du terminal de bus est en panne. Heureusement, nous retrouvons des pesos chiliens qui vont nous sauver la mise a la frontiere. Nous traversons la Precordilliere encore aride avant de nous enfoncer dans la haute chaine, avec l'apparition de neves, de pelouses et de hautes parois rocheuses. Apres toutes ces semaines desertiques et ces derniers jours a tourner en ville, j'eprouve un profond bien-etre a rejoindre ces ambiances alpines (desole, c'est plus fort que moi !) Nous traversons Penitente, une petite station de ski, avec ses batiments un peu tristes, ses quelques teleskis et telesieges et meme ses murs paravalanches. 6 km plus loin, le bus nous depose a Puente del Inca, sous un ciel radieux mais tres vente. Apres une heure de conciliabules pour l'achat des billets de bus du lendemain et le choix de l'hotel, avec paiements mixtes en pesos chiliens et argentins, nous nous lancons tambours battants dans une randonnee de 3h avec les enfants pour aller voir la face sud de l'Aconcagua, a l'entree du parc national du meme nom. Il est deja 16h et le vent de face nous empecherait presque d'avancer. Apres moultes charades et negociations, nous arrivons a la maison des gardes et au point de vue, pour constater que l'Aconcagua est perdu dans les nuages... Les autres sommets enneiges de 4000 a 5000 m se refletant dans de petits lacs valaient quand meme le deplacement. Et puis j'ai le plaisir de rencontrer trois scientifiques de l'Institut Argentin de Nivologie et de Glaciologie, avec qui nous discutons d'avalanches, de logiciels de simulation, de cartographie des risques, sans oublier d'echanger nos mails pour d'eventuels contacts professionnels a venir. La chance nous sourit encore lorsque nous tombons sur une famille d'argentins tres sympa qui nous redescend en 4x4 jusqu'a notre hotel, en nous posant plein de questions sur l'image que nous nous faisons des argentins. Rassures sur leur sort, les enfants s'endorment tous les deux dans la voiture...
La soiree est des plus calmes, comparee aux sorties mendoziennes, d'autant que nous sommes les seuls clients de l'hotel, perdus au milieu d'une immense salle de restaurant.
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02/11/2008 : comme convenu la veille, je me leve a 6h30 pour gravir quatre a quatre le raide versant qui domine le hameau, jusqu'a pouvoir contempler la face sud de l'Aconcagua dans les meilleures conditions. Motive comme je l'etais, je n'allais pas en rester a la version censuree de la veille... La version matinale depasse mes esperances, avec un temps splendide et un panorama a couper le souffle, a 3600 m. Le coeur leger, je redescends en courant ces pentes terreuses pour arriver juste a l'heure pour le petit dejeuner.
Nous avons ensuite tout le temps d'aller visiter l'etonnant pont de tufs souffres qui enjambe la riviere bouillonnante a deux pas de l'hotel, d'enchainer de folles parties de babyfoot avec les enfants puis de discuter avec un guide de haute montagne adorable qui tient le bar du coin, avant de prendre notre minibus pour Santiago, a 12h.
Le chauffeur nous met tout de suite la pression pour monter au plus vite et arriver a la frontiere chilienne avant les bus suivants, car chaque bus supplementaire represente 1/2 h d'attente a la douane. Passe cette epreuve finalement pas si terrible, notre chauffeur s'avere tres souriant, voire charmeur avec Marion qui a le privilege d'etre assise a l'avant. J'ai quand a moi la chance d'etre assis au fond du bus, entre les enfants et une charmante argentine de 26 ans, journaliste, avec qui je bavarde jusqu'a Santiago.
Nous retrouvons avec plaisir le quartier Brazil a Santiago, ou nous avions sejourne en septembre, et avons droit cette fois a une magnifique chambre avec lit double et mesanine pour les enfants, pour un prix de dortoir...
Et pour couronner cette magnifique journee, nous sommes a nouveau invites a diner chez Francois et Paola, mais cette fois dans leur appartement en ville. Nous faisons la connaissance de la maman de Paola de son conjoint, et passons de bons moments tres detendus, en parlant de leur ile de Paques que nous n'irons pas visiter (une faute de gout comme dit Francois...)
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03/11/2008 : aujourd'hui nous avons rendez-vous avec l'ocean ! Marion etait en train de se deshydrater serieusement et notre arrivee a Valparaiso en milieu de journee nous rejouit tous. Nous trouvons une charmante maison traditionnelle reconvertie en hotel sur le Cerro Conception, en plein coeur du Valparaiso typique, avec ses facades de bois ou toles muticolores et ses ruelles pentues et biscornues, dominant un vieux port de commerce. C'est deja chouette dans la brume matinale et devient carrement superbe avec la lumiere vive de fin d'apres-midi. Nous nous sommes laisses convaincre de monter sur un petit bateau pour touristes, pour faire le tour du port et voir des lions de mer. Nous avons finalement vu beaucoup plus d'animaux marins depuis la plage, face a la halle des pecheurs, attires par les restes de poissons.
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04/11/2008 : enfin une journee a la plage, douce et joyeuse du matin au soir. Nous repassons voir les pecheurs vers 11h, en pensant voir leurs poissons, mais nous sommes encore hors delais, puisqu'ils partent pecher a 3h et rentrent a 8h ! Par contre les pelicans, goelands, sternes inca et lions de mer sont bien au rendez-vous et forment un vrai balet sous, sur et au-dessus de notre ponton.
Les vraies plages se trouvant dans la ville voisine de Vina del Mar, nous suivons le littoral a pieds jusque la, ce qui nous prend quand meme pres de 2h. Nous nous installons sur une belle plage quasi deserte pour picniquer et tenter de nous baigner. Malheureusement, le froid courant de Humbolt nous repousse comme a Arica, et nous regagnons notre serviette les jambes rougies, en penant a nous rechauffer, meme en plein soleil, a cause d'une brise assez fraiche.
Vina del Mar est totalement differente de Valparaiso : c'est LE spot du tourisme balneaire chilien, avec ses immeubles en front de mer, ses palaces et hotels de luxe (Sheraton...), ses avenues bordees de palmiers et ses vieux chateaux Belle Epoque. On retrouve un petit quelque chose de Cannes et Theoule sur Mer.
L'apres-midi se termine a la table d'un cafe, en bord de mer et a cote d'une aire de jeux, pour faire plaisir aux enfants avant de les remettre au travail pendant une heure (en France les cours vont bientot recommencer).
Nous revenons diner dans le coin des pecheurs, pour deguster des poissons grilles (histoire de changer des viandes andines) et admirons le coucher de soleil d'une petite terrasse idealement placee.
Nous rentrons a l'hotel par un bus roulant a tombeau ouvert (comme la plupart des bus ici) et, valdingue de tous les cotes, je manque d'eborgner le chauffeur avec le tapis gonflant roule dans mon sac a dos. Cela fait bien rire Noa et Mathis qui sont fin excites (pourtant ce ne sont pas eux qui ont bu le blanc) et nous avons du mal a faire redescendre la pression avant de les coucher.
Je termine ce message en savourant l'avance importante d'Obama dans les depouillements de votes.
Nous pensons rester sur Valparaiso jusqu'au 7, pour ensuite descendre vers Pucon.
A bientot.