lundi 17 novembre 2008

Les animaux du bord Pacifique

Au bord de la plage, nous avons rencontre de nouveaux animaux (voir legendes album 3).
Le goeland dominicain, la sterne Inca, l'huitrier d'Amerique et le pelican brun.
Les pelicans bruns sont decrits comme des especes vivant sur des ilots isoles le long de la cote ou sur des etangs peu frequentes mais il doit y en avoir des plus malins que d'autres qui aiment bien la vie facile. Ils se regroupent au bord de la plage, pres des pecheurs, et attendent patiemment les restes de poissons.
De la meme maniere, il est facile de voir des lions de mer (otaries a criniere) qui attendent patiemment que quelques morceaux echappent aux pelicans.
Sur les memes rochers, nous avons pu voir deux especes de pingouins.
Le pingouin de Humboldt vient du nord, sur la côte chilienne. On le reconnait car il n'a qu'un collier noir sous le cou et, comme il ne se lave pas avec Mir laine, il a des couleurs un peu delavees. Le noir est un peu gris et le blanc est un peu jaunie. Par contre le pingouin de Magellan, qui vient du sud, a deux colliers sous le cou et la plume soyeuse.
Les deux especes se sont donnees rendez vous a Pinihuil pour se raconter les aventures de l'hiver. Il faut dire que le coin est tres sympa.
Toujours au meme endroit, il y avait trois especes de cormorans. Le cormoran de Gaimard, tres elegant avec ses pates rouges, le cormoran de magellan et le cormoran vigua, plus commun.
Les cormorans peuvent plonger a plus de 20 metres de profondeur. Ils ne possedent pas de glandes qui rendent leurs ailes impermeables et l'eau peut ainsi s'infiltrer dans le plumage et le rendre plus lourd. L'inconveniant c'est qu'ils doivent se secher apres, c'est pouquoi on les voit souvent poses avec les ailes deployees.
Le brassemer cendre est un canard qui a des ailes atrophiees, il ne peut donc plus voler.
Nous avons aussi rencontre une loutre marine qui degustait tranquillement son crabe entre ses patites pattes, tout en faisant la planche.

La douceur chilote

¡Hola!
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Vous allez dire qu'on en fait trop mais decidement, ce voyage est un enchantement! On a une chance folle avec la meteo et les bons plans se succedent. Ca m'inquiete un peu pour la suite d'ailleurs. A-t-on epuise notre quota?
Toujours est-il que nous avons debute notre sejour sur l'ile de Chiloe par un vrai petit coin de paradis, ou nous etions quasiement seuls avec quelques chilotes adorables.
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13/11/2008 : nous quittons la region des lacs (Araucanie) pour Puerto Montt, la grande ville du coin, sans grand interet visuel, ou nous essayons d'organiser le caneva de nos trajets en Patagonie chilienne. D'amblee, nous comprenons que cela va devenir plus difficile. Tout d'abord les ferrys sont tres chers et la plupart ne fonctionne qu'a partir de janvier. Par ailleurs, mais nous etions prevenus, la route australe est interdite a toute circulation autour de Chaiten qui a ete totalement evacuee puis devaste par une eruption volcanique cette annee. Enfin, nous n'obtenons que des infos contradictoires sur les lignes de bus dont certaines ne fonctionnent qu'une fois par semaine... Finalement, nous sommes obliges de passer par l'Argentine pour revenir ensuite au Chili au sud de Chaiten, apres un voyage de 26h, cette fois sans fauteuil lit. Notre depart est reserve pour le 19/11. La suite reste encore un peu aleatoire mais on compte sur notre bonne etoile.
Nous prenons ensuite un bus pour Ancud, premiere ville au nord de l'ile de Chiloe, d'ou nous attrapons au vol un car de ramassage scolaire, dans l'idee d'aller dormir a Pinihuil, un petit hameau de pecheurs d'ou nous pouvons aller voir des pingouins sur des ilots cotiers. Le bus nous pose a 2km du hameau et nous donne l'occasion de tester les roulettes de notre enorme valise sur les chemins pierreux qui ne font que monter et decendre... Nous ne savons pas bien ou nous allons atterrir, ni meme s'il y a reellement des logements dans ce petit bout du monde, et c'etait le dernier bus. Notre situation nous fait sourire (les enfants aussi...). Et puis tout s'enchaine tres vite : des pecheurs nous prennent en stop et nous deposent devant des "cabanas" ou nous accueille une dame tres gentille. Nous tombons tout de suite sous le charme de ces petits bungalows dominant deux plages sauvages et des ilots rocheux magnifiques. Nous nous retrouvons avec un appartement grand confort et une vue inouie pour seulement 35 euros (on est au Chili tout de meme). C'est decide, nous y resterons 2 nuits. Nous descendons ensuite par un chemin bucolique jusqu'a la plage quasi deserte ou nous observons des pecheurs en train de nettoyer leurs filets (en fracassant les crabes accroches a coup de batons, soit dit en passant...).
A Pinihuil, il n'a que quelques baraques et un resto mais aucun commerce. Ce sera donc le resto pour ce soir, ou nous degustons les poissons du coin. La remontee a la cabana au soleil couchant nous laisse reveur. Nous terminons comme souvent par une histoire inventee que je raconte aux enfants, faute de livre, avec pour seule trame la couleur, l'objet, le personnage et le lieu qu'ils me donnent a tour de role.
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14/11/2008 : il fait beau et le lever de soleil depuis la salle a manger nous met en appetit. Ca tombe bien, notre hote nous apporte lepetit dej et des pains maison. Nous faisons ensuite un peu d'ecole avant de redesendre a la plage pour retrouver des pecheurs qui vont nous emmener observer les fameux pingouins (seul endroit au Chili ou l'on peut observer a la fois ceux de Magellan et ceux de Humbolt). Nous avons la chance de voir aussi une loutre de mer et bien d'autres oiseaux que Marion vous decrira mieux que moi.
Pour le dejeuner, nous avons pu nous organiser et nos hotes nous preparent un poisson et une salade livres a la cabana. Le luxe... L'apres midi, nous partons a l'aventure avec les enfants, jusqu'a trouver une sente qui nous mene a une plage secrete et meme une grotte, tandis que Marion explore une autre plage en courant. La lumiere est magnifique, sans un nuage.
Pour couronner cette belle journee, le proprietaire des lieux, tout aussi adorable que sa femme, nous invite a aller chercher oursins et coquillages a maree basse avec lui. Nous en degustons avec un peu de citron sur les rochers, en guise d'aperitif (tres peu pour les enfants).
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15/11/2008 : nous partons presque a regret de ce lieu. Le retour s'annonce pourtant beaucoup plus simple, puisque le proprietaire nous ramene jusqu'a Ancud en voiture.
Nous repartons directement sur Castro, la ville principale de Chiloe, reputee pour ses Palafitos (cabanes de bois peints sur pilotis). Le temps est toujours magnifique, ce qui est assez rare a Chiloe, et nous decouvrons la ville avec nonchalance.
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16/11/2008 : apres un footing-photo du cote des Palafitos au soleil levant, nous nous retrouvons pour le petit dejeuner puis traversons l'ile en direction de la cote sauvage et du Parc National, ou nous attend une plage immense, deserte... et imbaignable biensur!
Ce soir, c'est cuisine a la maison et permission de tele jusqu'a 10h pour les enfants (ils l'ont dans leur chambre...).
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Le journal des parents risque de s'espacer davantage dans les prochaines semaines, avec l'entree dans les coins les plus recules d'Amerique du sud, a savoir la Patagonie chilienne jusqu'a Villa O'Higgins, au terminus de la route australe. Nous allons tenter de rejoindre la Patagonie argentine et le massif du Fitz Roy comme prevu, c'est a dire en bateaux et a cheval, avec tous nos bagages. On verra bien.
On vous embrasse.